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29 November 2017

"La fille à la valise" de Valerio Zurlini - Mardi 5 décembre 2017, Théatre des Variétés, Monaco

En première partie : L’instantané ‘‘Monaco en films’’ et un court métrage :"Tram" de Michaela Pavlátová [France, République tchèque • 2012 • Couleurs • 7 minutes.]C’est le train-train quotidien pour la conductrice du tram. Comme chaque matin, les hommes embarquent pour aller au travail, un par un, tous les mêmes, silencieux, gris, indifférents. LA FILLE À LA VALISE, de Valerio Zurlini (1962)"La Ragazza con la valigia" • Italie, France, 1962, noir et blanc, 90 min.Réalisation : Valerio Zurlini. Scénario : Valerio Zurlini, Leonardo Benvenuti, Piero De Bernardi, Enrico Medioli, Giuseppe Patroni Griffi. Image : Tino Santoni. Son : Enzo Silvestri. Musique : Mario Nascimbene, Giuseppe Verdi. Chansons : Nico Fidenco, Adriano Celentano, Umberto Bindi, Peppino Di Capri, Mina, Luciana Angiolillo. Décors : Flavio Mogherini. Costumes : Gaia Romanini. Montage : Mario Serandrei. Production : Titanus, Société Générale de Cinématographie. Avec : Claudia Cardinale (Aida Zapponi), Jacques Perrin (Lorenzo Fainardi), Corrado Pani (Marcello Fainardi), Romolo Valli (le prêtre don Pietro Introna), Luciana Angiolillo (la tante Marta), Riccardo Garrone (Romolo le romain), Renato Baldini (l’ingénieur Francia), Gian Maria Volonté (Piero Benotti), Elsa Albani (Lucia), Enzo Garinei (Pino). L'HISTOIRE : Aïda, une petite chanteuse de music-hall, est à la recherche de Marcello, un play-boy qui l’a entraînée et vite plaquée en lui laissant un faux nom. Au cours de ses pérégrinations, elle rencontre le jeune frère de Marcello, Lorenzo, qui est immédiatement séduit et qui l’aide en lui prêtant un peu d’argent. Profitant de l’absence de sa tante, le jeune garçon flirte avec Aïda.CRITIQUE : Valerio Zurlini dans La Fille à la valise part d’une étude objective de la réalité bourgeoise italienne : le moindre mot, la moindre cravate, le moindre objet peuvent satisfaire l’historien de demain. Parallèlement, il élabore avec Claudia Cardinale un spécimen typique de ragazza florentine, depuis le plus petit détail de la coiffure jusqu’aux intonations et à l’accent. Un cinéaste traditionnel construirait avec ces éléments une belle histoire vraisemblable, solide, charpentée : Zurlini, au contraire, lâche son personnage dans le décor bourgeois pour saisir la vérité de leurs rapports. Naît un film fait de petites choses vraies qui ne sont pas des idées plaquées dans une histoire ni imposées aux personnages, mais se dégagent tout naturellement de la confrontation entre les deux éléments mis en présence au départ. Mais au lieu de déboucher, comme dans Lola, sur une vérité poétique, le cinéma devient ici découverte d’une vérité humaine, née de l’antagonisme de deux éléments réels.​Jacques Joly in Cahiers du cinéma n° 131, mai 1962

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