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22 March 2017

"Mardis du cinéma" : ORDET de Carl Dreyer - Mardi 4 avril 2017, 20h30, Théâtre des Variétés

Première partie :L'instantané "Monaco en films" : Insolite, étonnant, unique, un document d'archives sur Monaco est présenté sur grand écran.Court-métrage : "Une chambre bleue", de Tomasz Siwinski.Pologne/France • 2014 • Couleur • 15 min.Un homme se réveille dans une chambre bleue. Il ne peut pas s’en échapper. La fenêtre est son seul lien avec le monde extérieur. Elle filtre mystérieusement la réalité.ORDET, de Carl Theodor Dreyer (1954)​Danemark - 1954 - Noir et blanc - 125 min.Réalisation : Carl Theodor Dreyer. Scénario : Carl Theodor Dreyer, d’après la pièce Ordet de Kaj Munk. Image : Henning Bendtsen. Son : Knud Kristensen. Décors : Erik Aaes. Costumes : N. Sandt Jensen. Musique : Poul Schierbeck. Montage : Edith Schlüssel. Production : Palladium Film. Avec : Henrik Malberg (Morten Borgen), Emil Hass Christensen (Mikkel), Preben Lerdorff Rye (Johannes), Cay Kristiansen (Anders), Birgitte Federspiel (Inger), Ann Elizabeth Rud (Maren), Susanne Rud (Lille). HISTOIRE : En 1930, dans un village danois. Morten Borgen, un fermier veuf, riche et luthérien, exploite ses terres avec l’aide de ses trois fils. L’aîné, Mikkel, est marié et père de deux fillettes. Sa femme Inger est sur le point d’accoucher. Johannes, le second, est un illuminé qui se prend pour le Christ et bat la campagne en prophétisant. Anders, le plus jeune, est amoureux d’Anne, la fille de Peter, le tailleur, qui s’oppose à leur union pour des raisons de dissensions religieuses...​CRITIQUE : Avec une minutie infinie, proche dans une autre tonalité de celle d’un Vermeer, Dreyer explore une petite parcelle d’univers où la foi et le scepticisme, la raison et la folie, l’enfance et la vieillesse, l’entêtement et le consentement au monde se côtoient comme ils le font depuis l’origine des temps. Il lui semble que plus cette parcelle sera étroite – un visage, un intérieur de ferme propre et bien rangé, un escalier de quelques marches montant vers la dune – plus son regard aura une chance d’y plonger jusqu’aux racines de l’être. Pour Dreyer, la foi seule est capable d’embrasser tout l’univers, alors que l’athéisme et le scepticisme n’en voient qu’une partie dont ils ont la folie de croire qu’elle est le tout. On peut aussi regarder Ordet d’une autre façon : comme un film fantastique à l’envers, comme un film fantastique qui finirait bien, les forces de vie l’emportant pour une fois sur les forces de mort. Dans ce registre-là, qui consiste à créer une fascination formelle à partir de la menace constante de la mort, à partir de la peur et d’un encerclement de ténèbres, l’art de Dreyer est égal à celui d’un Murnau, d’un Lang ou d’un Jacques Tourneur. Jacques Lourcelles in Dictionnaire du Cinéma, Robert Laffont, 1992​​

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