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07 December 2017

"Monaco Dance Forum" : "Cabaret" de Bob Fosse - Dimanche 17 décembre 2017, 11 heures, Grimaldi Forum

CABARET Bob Fosse, États-Unis, 1972, couleurs, 123 minutesRéalisation : Bob Fosse. Scénario : Jay Presson Allen et Hugh Wheeler, d’après la comédie musicale Cabaret de John Kander et Fred Ebb, adaptée de la pièce I am a Camera de John Van Druten et du roman Adieu à Berlin de Christopher Isherwood. Image : Geoffrey Unsworth. Son : David Hildyard. Musique : John Kander.Chansons : John Kander, Fred Ebb. Chorégraphie : Bob Fosse. Direction artistique : Hans-Jürgen Kiebach. Décors : Rolf Zehetbauer. Costumes : Charlotte Flemming. Montage : David Bretherton. Production : American Broadcasting Company. Avec : Liza Minnelli (Sally Bowles), Michael York (Brian Roberts), Helmut Griem (Maximilian von Heune), Joel Grey (le maître de cérémonie), Marisa Berenson (Natalia Landauer), Fritz Wepper (Fritz Wendel), Elisabeth Neumann-Viertel (Frau Mayr).

L’HISTOIRE : Dans le Berlin de 1931, en proie à la montée du nazisme, une foule insouciante, décidée à s’amuser coûte que coûte, se retrouve chaque soir dans le fameux cabaret Kit Kat Klub, où se produit la talentueuse et excentrique Sally Bowles. Sally, femme-enfant ambitieuse vit, en attendant la gloire, dans une pension où vient de s’installer Brian Roberts, jeune étudiant anglais qui compte subsister en enseignant à qui le veut bien l’Anglais. Bien vite, les deux jeunes gens s’éprennent l’un de l’autre, alors que continue autour d’eux la ronde folle des plaisirs qu’une sourde menace ronge déjà.

CRITIQUE : Par-delà l’exceptionnelle virtuosité technique, par-delà une direction sans faille et homogène (Liza Minnelli n’est ni meilleure ni mieux servie que les autres), par-delà les astuces de la lumière et la subtile utilisation des décors, le film impose une maîtrise unique de la langue cinématographique par un souverain mépris de la complaisance et du superflu à l’intérieur d’un univers où la vulgarité comme le mélodrame, dresse les pièges les plus savants. C’est que Bob Fosse se cache derrière le meneur de jeu, laissant vivre les autres personnages à leur guise, mais se réservant le droit de guérir leurs dérisoires chagrins par la tendresse complice, le sarcasme ou tout simplement l’indifférence.​Paul Vecchiali in La Revue du cinéma n° 265, novembre 1972.

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