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26 April 2017

"UNE FEMME DANS LA TOURMENTE" de Mikio Naruse - Mardi 9 mai 2017, 20h30, Théâtre des Variétés

"Mardis du Cinéma, cycle "Croyances et dépendances" Première partie : l'instantané "Monaco en films"Insolite, étonnant, unique, un document d'archives sur Monaco est présenté sur grand écran.Court-métrage : "Quelque chose des hommes", de Stéphane MercurioFrance • 2015 • Couleur • 27 minutesSeule femme, la cinéaste s’est glissée dans l’intimité d’hommes au cours des séances de prises de vue de Père et fils du photographe Grégoire Korganow, pour saisir quelque chose des hommes..."UNE FEMME DANS LA TOURMENTE" de Mikio Naruse (1964)[Japon - Noir et blanc - 98 minutes]Réalisation : Mikio Naruse. Scénario : Zenzo Matsuyama. Image : Jun Yasumoto. Son : Masao Fujiyoshi. Décors : Satoshi Chuko. Musique : Ichiro Saito. Production : Toho. Avec : Hideko Takamine (Reiko Morita), Yuzo Kayama (Koji, le beau-frère), Mitsuko Kusabue (Hisako, la belle-sœur), Yumi Shirakawa (Takato, l’autre belle-sœur), Aiko Mimasu (Shizu, la belle-mère), Mie Hama (La maîtresse de Koji) l’HISTOIRE : Reiko, veuve de guerre qui s’occupe du petit commerce de ses beaux-parents, voit son avenir menacé par l’ouverture prochaine d’un supermarché dans le quartier. C’est alors que Koji, son beau-frère, revient à la maison après avoir quitté son emploi à Tokyo.​La CRITIQUE : Comme dans la plupart des mélodrames de Mikio Naruse, Une femme dans la tourmente (1964) débute dans une relative légèreté pour aller crescendo vers la tragédie. La vision sarcastique et un rien cruelle des relations familiales, l’arrière-plan social sur l’essor de la grande distribution s’effacent peu à peu pour laisser place à la description d’un amour impossible : entre une femme prisonnière du passé et des convenances et un jeune homme de dix ans son cadet. Reiko est une figure familière du cinéma de Naruse : elle est fidèle à son mari au-delà de la mort et elle pousse jusqu’au sacrifice son sens du devoir familial. Mais son aspiration secrète à l’amour subsiste derrière les apparences d’un cœur en hiver. Hideo Takamine, l’actrice fétiche du cinéaste, est, une fois de plus, admirable par sa capacité à contrôler les émotions du personnage. Jusqu’à ce que des larmes trop longtemps refoulées viennent perturber son visage si lisse : retour de la vie, risque de l’amour... Le dernier quart d’heure, où Reiko s’approche d’un bonheur qu’elle cherche désespérément à fuir, est bouleversant. Samuel Douhaire in Télérama n° 3058, 2 août 2008

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