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24 January 2018

"Cendres et Diamant" d'Andrzej Wajda - Mardi 6 février 2018, 20h30, Théâtre des Variétés

En première partie, l’instantané ‘‘Monaco en films’’ et un court métrage "Nadja à Paris" d’Éric Rohmer (France • 1964 • Noir et blanc • 13 minutes)

Nadja, une étudiante américaine, dans les lieux de Paris qu’elle a coutume de fréquenter, commentés par elle-même. ​

CENDRES ET DIAMANT
Andrzej Wajda (1958)​"Popiol i diament" • Pologne, 1958, noir et blanc, 103 minutes
Réalisation : Andrzej Wajda. Scénario : Andrzej Wajda et Jerzy Andrzejewski d’après son roman. Image : Jerzy Wójcik. Décors : Roman Mann. Costumes : Katarzyna Chodorowicz. Montage : Halina Nawrocka. Musique : Filip Nowak. Production : Zespół Filmowy Kadr. Avec : Zbigniew Cybulski (Maciek Chełmicki), Ewa Krzyzewska (Krystyna Wacław), Zastrzezynski (Szczuka), Adam Pawlikowski (Andrzej), Bogumił Kobiela (Drewnowski), Jan Ciecierski (Portier), Stanisław Milski (Pieniazek).

L’HISTOIRE : Le matin du 8 mai 1945, premier jour de la paix. Aux abords d’une petite ville, deux hommes, une fois encore, ont tué, car un conflit subsiste : celui qui oppose la Pologne née de la guerre à celle de l’ancien régime qui devait disparaître avec elle. Maciek et Andrzej avaient pour mission d’exécuter le nouveau secrétaire local du parti ouvrier, mais par méprise, ils ont tué deux malheureux innocents. Fatigué de cette vie de violence, Maciek entrevoit la possibilité d’une nouvelle vie, en la personne de Krystyna, une jolie serveuse de bar...

CRITIQUE : Il n’y a pas dans ce film place pour la haine : le secrétaire combinard est plus dérisoire qu’antipathique et le tueur plus malheureux qu’odieux. Pas de personnages vraiment typiques cependant, et surtout pas de héros ‘‘positif’’ désignant à tous les regards ce que sera l’homme de demain. Wajda n’aime pas expliquer, il préfère situer ses personnages. D’où sans doute, ces décors baroques, ces cadrages et ces éclairages qui suggèrent ce qui survivra et ce qui mourra. On croit voir des symboles partout, mais ils se contredisent et Wajda nous laisse en définitive l’image d’un monde confus qui ne sortira pas sans douleur de ses ruines. Mais le diamant pour nous, c’est sans doute cette lassitude mêlée de bonheur qui, à l’insu de son aventure, amène Maciek à envisager enfin de poser les armes.Guy Gauthier in La Revue du cinéma n° 170-171, février 1964.

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