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21 February 2018

"Deep End" de Jerzy Skolimowski (1970) - Mardi 6 mars 2018, 20h30, Théâtre des Variétés

En première partie, l’instantané ‘‘Monaco en films’’ suivi du court métrage de fin d'étude de Morgane Espeche, étudiante àL’École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle (ESRA) de Nice, partenaire des Archives audiovisuelles de Monaco."Invidia" [France • 2017 • Couleurs • 16 minutes]Arthur et ses amis, âgés d’une vingtaine d’années, profitent de leurs vacances. Fraîchement célibataire,il est bien décidé à séduire la jolie Carla, et quelle meilleure occasion qu’une soirée bien arrosée ?DEEP ENDJerzy Skolimowski (1970)​Royaume-uni, République Fédérale d’Allemagne, couleurs, 91 minutes.Réalisation, scénario : Jerzy Skolimowski. Image : Charly Steinberger. Musique : Cat Stevens, Can. Costumes : Ursula Sensburg. Montage : Barrie Vince. Production : Helmut Jedele. Avec : John Moulder-Brown (Mike), Jane Asher (Susan), Karl Michael Vogler (l’instructeur de natation), Christopher Sandford (le fiancé), Louise Martini (la prostituée), Erica Beer (la caissière des bains), Anne-Marie Kuster (la réceptionniste du night-club), Dieter Eppler (Stoker), Diana Dors (la cliente). L’HISTOIRE : Adolescent, Mike se rend à son tout premier jour de travail : il vient d’être embauché dans un établissement de bains publics de l’East End londonien. Sur place, sa collègue Susan est chargée de lui présenter les lieux. Le jeune homme est tout de suite attiré par cette jolie rousse plus âgée que lui. Elle fréquente souvent la section des hommes et en profite quelquefois pour faire l’amour avec l’ancien professeur de gymnastique de Mike. Peu à peu, Susan joue avec l’inexpérience du garçon, profitant de son admiration candide pour le faire plonger dans une dangereuse spirale de fantasmes et d’obsessions.​CRITIQUE : C’est probablement le chef-d’œuvre de Skolimowski, avec Travail au noir, preuve que le cinéaste polonais est à l’aise en expatrié dans Londres, qu’il filme comme métropole d’Europe centrale. S’agit-il d’un roman (tragique) d’apprentissage ? D’un témoignage sur les dernières années du ‘‘swinging sixties’’ londoniennes ? D’une fable onirique sur l’amour fou ? Un peu des trois à la fois. Deep end est surtout un magnifique film d’atmosphère, recréant le monde à travers les yeux d’un adolescent en proie au doute, parvenant à faire d’une piscine un espace mental, lieu du désir sublimé, de l’acte sexuel accompli, lieu d’amour et de mort. En-deçà de cette réflexion, Skolimowski conduit son récit avec une ironie et une maîtrise époustouflantes.​Aurélien Ferenczi in Télérama n° 2303, 2 mars 1994

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