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25 January 2017

LA GRANDE VILLE de Satyajit Ray - Mardi 7 février 2017, 20H30 - Théâtre des Variétés - Monaco

Première partie :
l'instantané "Monaco en films"
Insolite, étonnant, unique, un document d'archives sur Monaco est présenté sur grand écran.

LA GRANDE VILLE de Satyajit Ray (1963)
(Mahanagar) - Inde - 1963 - Noir et blanc - 131 minutes
Réalisation et scénario : Satyajit Ray, d’après la nouvelle Abataranika de Narendranath Mitra. Image : Subrata Mitra. Son : Debesh Ghosh, Atul Chatterjee, Sujit Sarkar. Décors : Bansi Chandragupta. Musique : Satyajit Ray. Montage : Dulal Dutta. Production : R.D.Bansal Productions. Avec : Madhabi Mukherjee (Arati Mazumdar), Anil Chatterjee (Subrata Mazumdar), Haren Chatterjee (Priyogopal, le père de Subrata), Sefalika Devi (Sarojini, la mère de Subrata), Haradhan Banerjee (Himangsu, le patron), Vicky Redwood (Edith Simmons).

HISTOIRE : Subrata Mazumdar, modeste employé de banque à Calcutta, a du mal à subvenir aux besoins de sa famille. La situation financière est telle qu’Arati, sa femme, décide de travailler. Enfreignant les règles établies, et à la réprobation du beau-père, professeur à la retraite, elle trouve une place de représentante de porte-à-porte pour vendre des machines à tricoter. Le mari accepte mal cette situation humiliante et se met à chercher un emploi complémentaire afin que sa femme cesse de travailler. Brutalement, la banque qui l’employait fait faillite et le voilà au chômage. Le travail d’Arati devient d’autant plus nécessaire.

​CRITIQUE : Il y a des films qui se prêtent à l’analyse, d’autres qui la repoussent en désignant sa vanité, La Grande Ville est de ceux-là. On a dit parfois que le cinéma de Ray fut le premier à se faire connaître en dehors de l’Inde parce qu’il est relativement proche du cinéma occidental qui nous est familier. Il n’empêche que nos catégories semblent bien mesquines, ou inutilement compliquées, lorsqu’il s’agit de rendre compte de films d’une eau si pure, d’une qualité si sereine. S’il est si difficile de parler de Ray avec les termes de la critique occidentale, c’est que son cinéma ne pratique pas ce morcellement du réel auquel nous sommes tellement habitués par notre récit dominant, mais qu’il plonge au cœur même de la vie et des âmes à travers des histoires d’une telle simplicité qu’elles atteignent à l’universel.

Jacqueline Nacache in Le Mensuel du Cinéma n° 11, novembre 1993

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