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09 May 2018

"Les amants réguliers" de Philippe Garrel, mardi 22 mai 2018, 20h30, Théâtre des Variétés de Monaco

LES AMANTS RÉGULIERS

Philippe GarrelFrance, 2005, noir et blanc, 178 minutes.Réalisation : Philippe Garrel. Scénario et dialogues : Marc Cholodenko, Philippe Garrel, Arlette Langmann. Image : William Lubtchansky. Son : Alain Villeval, Alexandre Abrard. Musique originale : Jean-Claude Vannier. Chorégraphe : Caroline Marcadé. Décors : Nikos Meletopoulos, Mathieu Menut. Costumes : Justine Pearce, Cécile Bergès. Montage : Françoise Collin, Philippe Garrel, Alexandra Strauss. Production : Maïa Films. Avec : Louis Garrel (François Dervieux), Clotilde Hesme (Lilie), Eric Rulliat (Jean-Christophe), Julien Lucas (Antoine), Nicolas Bridet, Mathieu Genet, Raïssa Mariotti, Caroline Deruas.

L’HISTOIRE : C’est une nuit de mai 68, dans Paris. François Dervieux a vingt ans, il est poète. Il marche parmi les manifestants, participe aux barricades, regarde les CRS dans le blanc des yeux. Sur le toit d’un immeuble où il s’est réfugié, il rêve à 1789, à 1848. 68 vient de lui prouver que ‘‘De toute façon on est toujours seul…’’. Il vit dans un présent permanent, squattant l’appartement d’un ami (héritage d’un père disparu), et fume de l’opium. Lors d’une fête, il rencontre Lilie, et en tombe amoureux. Elle est sculpteure et travaille dans un atelier de moulage pour gagner sa vie. Ils vivent en communauté, dans l’appartement d’un ami.

CRITIQUE : Paris, mai 68, les barricades, les espérances, la jeunesse… avec Les Amants réguliers, de loin un des plus beaux films français de ces dernières années, Philippe Garrel prend pour toile de fond cette aube maintenant lointaine, écho de sa jeunesse, pour nous entretenir une nouvelle fois de la naissance de l’amour. Quel autre cinéaste incarne jusqu’à aujourd’hui ce mouvement de révolte, d’opposition à une société pour le moins compassée ? Combien s’en sont tenus, vis-à-vis du cinéma ambiant, à cette indépendance farouche, ce refus de se plier aux lois de la société du spectacle ? (…) La vie, chez lui, est toujours plus forte que l’histoire qu’il raconte. Des visages, une caresse, le silence, le temps qui s’écoule, avec comme trucage des fermetures et des ouvertures à l’iris, le plus simple appareil, la voie Lumière, l’enfance de l’art.

Jacques Kermabon in Bref n° 73, juin 2006

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