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21 November 2018

"Mother" de Bong Joon-ho - Mardi 4 décembre 2018, 20h, Théatre des Variétés

En première partie, l’instantané ‘‘Monaco en films’’ et un court métrage, "Negative Space" de Max Porter et Ru Kuwahata [France • 2017 • Couleurs • 5 minutes.]

Le film raconte l'histoire douce-amère de la relation entre un père et son fils, Sam. Toujours parti en voyage d'affaires, le père tisse des liens avec Sam en lui apprenant comment faire sa valise de manière efficace....

MOTHER Bong Joon-ho (2009) "Madeo" • Corée du Sud, 2009, couleurs, 128 minutes Réalisation : Bong Joon-ho. Scénario : Park Eun-kyo, Bong Joon-ho, d’après une histoire de Bong Joon-ho. Image : Hong Kyung-pyo. Montage : Moon Sae-kyoung. Décors : Ryu Seong-hie. Costumes : Choi Se-yeon. Musique : Lee Byeong-woo. Producteurs : Seo Woo-sik, Park Tae-joon. Avec : Kim Hye-Ja (la mère), Won Bin (Yoon Do-joon, le fils), Jin Goo (Jin-tae) Yun Che-moon (Je-moon, le policier), Kim Byeong-soon (le chef de police) Jeon Mi-Seon (Mi-seon), Song Sae-byeok (le policier violent) Moon Hee-ra (Ah-jeong, la victime).

L'HISTOIRE : Une veuve élève son fils unique Do-joon qui est sa seule raison d’être. À ving-huit ans, il est loin d’être indépendant et sa naïveté le conduit à se comporter parfois bêtement et dangereusement ce qui rend sa mère anxieuse. Un jour, une fille est retrouvée morte et Do-joon est accusé de ce meurtre. Comptant sur son seul instinct maternel, ne se fiant à personne, la mère part elle-même à la recherche du meurtrier, prête à tout pour prouver l’innocence de son fils..

CRITIQUE : Si "Mother" délaisse le gigantisme du blockbuster et l’explosivité diurne de "The Host" pour prendre les atours d’un faux retour en arrière (thriller qui patauge et ambiance boueuse à la Memories of Murder), il ne laisse pas le moindre doute sur la vitalité actuelle de ‘‘Mister Bong’’. L’inventivité permanente du film, son extraordinaire élasticité de ton, sa manière de mêler la fable psychanalytique, le film de vengeance ‘‘à la coréenne’’ et le thriller optique à la De Palma (récit puzzle entièrement construit autour de la reconstitution d’une scène manquante), rappellent en permanence que The Host et son plaisir de la rupture de ton ou de l’assemblage impossible, sont passés par là. Et si le cinéaste prend à rebrousse-poil le spectateur en avançant à sauts de puce – là où The Host chaussait des bottes de sept lieues pour transformer un petit têtard en monstre démesuré en moins de trois plans – ce n’est que pour révéler un fond de jeu à l’ampleur encore indécidable.

Vincent Malausa in Cahiers du cinéma n° 646, juin 2009.

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