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27 February 2017

"Ni le ciel ni la terre" de Clément Cogitore - Mardi 7 mars 2017, 20h30, Théâtre des Variétés

Label "PORTRAIT D’ARTISTE" en association avec le Nouveau Musée National de Monaco - En présence du cinéaste.Vidéo d’art, essai, documentaire de création, le film d’artiste est tout cela à la fois, un vaste territoire que les Archives audiovisuelles, et le "NMNM" ont choisi d’explorer, en prenant le parti de mettre en lumière des artistes dont le travail se situe à la lisière entre le cinéma et le musée, films singuliers par leurs formes, leur système de narration, mais aussi par leurs modes de production et de diffusion. Cette saison, Clément Cogitore viendra présenter Ni le ciel, ni la terre (2014).Première partie : Court-métrage : "Un archipel", de Clément Cogitore - France • 2011 • Couleurs • 11 min.Le 22 octobre 2010, le HMS Astute, sous-marin nucléaire de l’armée britannique, s’est mystérieusement échoué sur les côtes de l’île de Skye..."NI LE CIEL NI LA TERRE" de Clément Cogitore (2014)France, Belgique - 2014 - Couleur - 100 min.Réalisation et scénario : Clément Cogitore. Collaborateur au scénario : Thomas Bidegain. Image : Sylvain Verdet. Son : Fabrice Osinski, Julie Brenta, Vincent Cosson. Décors : Olivier Meidinger. Musique : Eric Bentz, François-Eudes Chanfrault. Montage : Isabelle Manquillet. Production : Kazak Productions, Tarantula. Avec : Jérémie Renier (Antares Bonnassieu), Kevin Azaïs (William Denis), Swann Arlaud (Jérémie Lernowski), Marc Robert (Jean-Baptiste Frering), Finnegan Oldfield (Patrick Mercier), Clément Bresson (Etienne Baxer), Sâm Mirhosseini (Khalil Khan), Edouard Court (Benjamin Julliard), Steve Tientcheu (Oscar Varennes), Hamid Reza Javdan (le chef Taliban Sultan) HISTOIRE : Afghanistan 2014. À l’approche du retrait des troupes, le capitaine Antarès Bonassieu et sa section sont affectés à une mission de contrôle et de surveillance dans une vallée reculée du Wakhan, frontalière du Pakistan. Malgré la détermination d’Antarès et de ses hommes, le contrôle de ce secteur supposé calme va progressivement leur échapper. Une nuit, des soldats se mettent à disparaître mystérieusement dans la vallée...​CRITIQUE : Ce premier long métrage étonnant est bien un polar, mais où les faits se défont, où la raison déraisonne. Clément Cogitore filme constamment l’au-delà du vrai, les à-côtés du visible. Sa caméra thermique, ses viseurs infrarouges lui permettent de transformer, par moments, les paysages rocailleux en lieux lunaires et les soldats qui s’y meuvent en fantômes, en ectoplasmes qu’on croirait sortis du néant. D’ailleurs, plus le capitaine et ses hommes marchent, se déplacent en poursuivant leur quête sans fin, plus ils font du surplace, comme les personnages du Stalker d’Andreï Tarkovski, dont le jeune cinéaste semble proche par son désir de fuir les apparences. Et de faire fondre le concret dans le doute et le sacré. Pierre Murat in Télérama n° 3429 du 30 septembre 2015​

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