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25 April 2018

"POUSSIÈRES DANS LE VENT" de Hou Hsiao-hsien - Mardi 8 mai 2018, 20h30, Théâtre des Variétés

En première partie, l’instantané ‘‘Monaco en films’’ et un court métrage "Ce qui nous éloigne" de Hue Wei [France • 2016 • Couleurs • 19 minutes]Après une longue séparation, une rencontre. Deux familles. Un enfant.POUSSIÈRES DANS LE VENT ​"Lian lian feng chen" • 1986, Taïwan, Couleurs, 109 minutes.Réalisation : Hou Hsiao-hsien. Scénario : Chu Tien-wen, Wu Nien-jen. Image : Lee Mark Ping-Bin. Son : Jian-shen Shin. Musique originale : Chen Ming-chang. Montage : Liao Ching-song. Production : CMPC - Central Motion Pictures Corporation. Avec : Wang Ching-Wen (A Yuan), Hsin Chou-Fen (A Yun), Li Tian-Lu (le grand-père d’A Yuan), Mei Fang (la mère de Yuan), Chen Shufang (la mère d’A Yun), Lin Yang (le père d’A Yuan).L’HISTOIRE : Taïwan, 1965. A Yuan décide d’abandonner le lycée et de quitter le petit village de mineurs où il a passé son enfance pour trouver un emploi en ville. Il est bientôt rejoint par son amie d’enfance, A Yun, qui travaille chez une couturière. La vie n’est pas facile pour les deux jeunes gens qui souffrent cruellement du mal du pays. Ils organisent pourtant de petites fêtes avec leurs amis et envoient régulièrement de l’argent au village malgré leurs salaires misérables. Après une dispute avec sa patronne, A Yuan démissionne et trouve un emploi de coursier.CRITIQUE : On ne peut, au fur et à mesure que se déroule cette bouleversante histoire, oublier ce premier plan. Un train qui roule, des tunnels, l’ombre, la lumière, et à nouveau l’ombre : ce cheminement chaotique est aussi celui du héros. La Cité des douleurs peignait la naissance d’une nation, Poussières dans le vent nous raconte la douloureuse mise au monde d’un homme. ‘‘Le cadre de la caméra est un peu comme l’œil de Dieu’’, a dit Hou Hsiao-hsien. Comme Ozu, il préfère choisir un cadre fixe et le remplir plutôt que multiplier les mouvements d’appareil. La caméra est immobile et basse. La mise en scène est faite de plans longs et fixes, de figures géométriques, d’images obsessionnelles qui ponctuent régulièrement le film : un quai de gare, le haut d’une colline, un bout de ciel au-dessus des toits. L’émotion naît alors lentement, à l’intérieur de ce cadre.Hubert Prolongeau in Télérama n° 2149, 20 mars 1991

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