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23 January 2019

"Wanda" de Barbara Loden - Mardi 5 février 2019, 20h00, Théâtre des Variétés, Monaco

En première partie, l’instantané ‘‘Monaco en films’’ et un court métrage : "C'est gratuit pour les filles" de Claire Burger et Marie Amachoukeli [France • 2009 • Couleurs • 23 minutes]Lætitia est sur le point d'obtenir son diplôme professionnel de coiffure. Avant de passer son examen, elle décide d'aller participer à une fête, avant de concrétiser son rêve d'ouvrir un salon avec sa meilleure amie...WANDABarbara Loden (1970)États-Unis, 1970, couleur, 105 minutesRéalisation et scénario : Barbara Loden. Image et montage : Nicholas T. Proferes. Son : Lars Hedman. Producteur : Harry Shuster pour The Foundation for Filmmakers. Avec : Barbara Loden (Wanda Goronski), Michael Higgins (Norman Dennis), Dorothy Shupenes (la sœur de Wanda), Peter Shupenes (le beau-frère de Wanda), Jerome Thier (John Goronski), Marian Thier (Madame Godek).L’HISTOIRE : Wanda Goronski, mariée à un mineur de Pennsylvanie et mère de deux enfants, étouffe dans le milieu où elle vit. Convoquée au tribunal qui doit prononcer son divorce, elle arrive en bigoudis, ne se défend même pas pour garder les enfants qui reviennent au mari. Considérée comme une mauvaise épouse et une mauvaise mère, elle est aussi renvoyée de l’usine où elle travaille. Elle part sur les routes en faisant de l’auto-stop, passe la nuit avec un commis-voyageur, se fait voler de l’argent dans un cinéma, puis rencontre Norman Dennis, un gangster dont elle devient bientôt la complice...CRITIQUE : Certains donneraient l’œuvre entière d’Elia Kazan pour l’unique film tourné par son épouse Barbara Loden. Wanda (1970) reste encore largement méconnu même s’il offre le portrait le plus bouleversant du cinéma des années soixante-dix avec les femmes sous influences de Cassavetes. Réalisé avec le plus petit budget possible, sans lumière, sans costume, avec l’aide inappréciable de Nicholas Proferes, formé au cinéma-vérité de Leacock dans les années soixante, qui s’occupe autant du cadre que du montage, Wanda est un trait tiré sur le romantisme glamour de Hollywood, un négatif violent de tous les Bonnie and Clyde du monde. Surtout, porté pendant dix ans par Barbara Loden, qui en fait un autoportrait à peine déguisé, le personnage de Wanda reste une figure magnifique, jamais résolue, jamais récupérable, qui défie toute réduction.Stéphane Delorme in Cahiers du cinéma n° 581, juillet-août 2003.

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